L’épisode 3 permettra de vous familiariser avec le vocabulaire marin.
Vous êtes prêts, nous commençons.
Le langage maritime est d’une grande richesse et d'une très grande précision.
Ce n'est ni par plaisir, ni pour vouloir se donner un « genre » qu’il est
pratiqué, mais simplement par souci de lever tout malentendu qui pourrait, dans
certains cas, entraîner un accident.
Débutons par les célèbres « Bâbord » et « Tribord ».
Le terme « Bâbord » désigne le coté gauche du navire et « Tribord » le
côté droit.
Pourquoi alors utiliser « Bâbord-Tribord » et non « gauche droite » ?
Tout simplement pour éviter les confusions.
Les termes « Bâbord-Tribord » permettent de situer les choses par rapport à
l’avant du navire et non par rapport aux personnes embarquées.
Ainsi, si je dis « homme à la mer à Bâbord », un observateur regarde sur le côté
gauche du navire et non à sa gauche.
Il existe un moyen mnémotechnique pour retenir ces termes.
Si vous écrivez le mot « batterie », le côté gauche du mot commence par « ba »
comme bâbord et le côté droit du mot par « terie » comme tribord.
A l’origine, le terme « Bâbord » viendrait du néerlandais bakboord,
littéralement « bord du dos », parce que sur les bateaux du nord de l’Europe, le
barreur tournait le dos au côté gauche du navire.
Une mauvaise interprétation (bâbord compris comme « bas bord »), a conduit ce
terme à désigner le côté populaire du navire, celui par lequel les subalternes
montent et descendent, le côté tribord étant réservé aux officiers.
Pour le moment, retenez simplement :
Le terme « Bâbord » désigne le coté gauche du navire et « Tribord » le
côté droit.
Troisième terme tout aussi important : « l’abri »
Selon l’annexe à l’arrêté du 11 mars 2008 (division 240), un Abri défini tout
lieu où un navire peut soit accoster soit mouiller en sécurité.
Cette notion doit coïncider avec celle de la halte, de manière à ce que
l’équipage dispose d’une capacité d’attente face à la situation qui l’oblige à
gagner un abri.
Cette notion d’abri est très importante car ce terme est régulièrement employé
dans les textes réglementaires.
Par exemple, le permis de conduire et le matériel de sécurité obligatoire à bord
du navire sont déterminés en fonction de la distance par rapport à un abri.
A la lecture de ces lignes, vous comprendrez donc qu’il ne faut surtout pas
confondre côte et abri.
Par exemple, vous pouvez vous trouvez à 200 mètres d’une côte mais à 10 milles
du plus proche abri.
Un Abri défini donc tout lieu où un navire peut soit accoster soit mouiller en
sécurité.
Quatrième terme : « un Amer »
Il s’agit d’un point remarquable sur une côte.
Ils permettent au navigateur de se repérer.
En principe, ils sont soit très élevés, soit très apparents et sont mentionnés
sur les cartes marines.
Les amers comprennent des éléments naturels du paysage comme un rocher ou un
ilot, ainsi que ceux qui ont été ajouté par l’homme comme un château d’eau, un
clocher d’église, un moulin, etc.
Un amer est donc un point remarquable sur la côte dont le navigateur se sert
pour se repérer.
Cinquième terme de cette leçon, le Mille nautique.
Le mille est l’unité de mesure des distances en mer.
Il équivaut à 1852 mètres, soit 1, 852 km.
Mis à part de très petites distances de l’ordre de quelques mètres, c’est
l’unité que l’on utilise par défaut.
Attention, le mille nautique s’écrit avec 2 « L » et il ne faut pas le confondre
avec le mile qui s’écrit avec un seul « L ».
Le mile est une unité de mesure terrestre qu’emploient certains pays, il
équivaut à 1609 mètres.
Le moyen mnémotechnique qui permet de retenir l’unité terrestre mile est : « un
ciseau neuf », comprenez le chiffre 1, le chiffre 6, la lettre O et le chiffre
9, un ciseau neuf.
Néanmoins, ce n’est pas celui-ci que nous devons retenir.
Alors vous allez me dire et vous avez très certainement raison !
Comment retenir que 1 mille nautique est égal à 1852 mètres ?
Et bien là encore, il existe une astuce…
Que mange un marin le jour de l’an ?
Il mange très certainement des huitres.
Une année comprend combien de semaine ?
Une année comprend 52 semaines.
Un marin mange donc des huitres toutes les 52 semaines, comprenez 18 pour des
huitres et 52 pour le nombre de semaine, ce qui nous fais 18 52, soit 1852
mètres.
Je sais, elle est un peu vaseuse…
Le mille nautique est donc l’unité de mesure des distances en mer et il équivaut
à 1852 mètres (des huitres toutes les 52 semaines).
Sixième et dernier terme de cet épisode : le nœud.
Le nœud est l’unité de mesure de vitesse en mer.
Il équivaut à une distance de 1 mille nautique parcouru en 1 heure, soit 1852
mètres en 1 heure.
Autrefois, pour mesurer la vitesse, on utilisait une corde à nœuds que l’on
laissé filer à l’arrière du navire. La vitesse était obtenue en comptant le
nombre de nœuds parcourus en 1 demi-minute.
Aujourd’hui on utilise encore ce terme pour désigner la vitesse du navire.
Voilà pour la partie théorique.
Pour finir cette émission je vous propose de faire un test. Je pose une question
en vous laissant quelque secondes pour réfléchir et un instant après, je vous
donne la bonne réponse.
Vous êtes prêts, nous commençons :
Question 1 :
Lorsque je regarde l’avant du navire, le bâbord est sur ma droite ou sur ma
gauche ?
Lorsque je regarde l’avant du navire, le bâbord est sur ma gauche.
Question 2 :
Que signifie le terme abri ?
Un abri désigne un lieu où un navire peut soit accoster soit mouiller en
sécurité.
Question 3 :
Que signifie le terme amer ?
Un amer est d’un point remarquable sur une côte.
Question 4 :
A combien de mètres équivaut le mille nautique ?
Le mille nautique équivaut à 1852 mètres.
Question 5 :
Si vous allez à une vitesse de 5 nœuds, combien de milles parcourez-vous en une
heure ?
A 5 nœuds, vous parcourez 5 milles en 1 heure.
Cette émission est maintenant terminée.
Avant partir, je vous conseil d’acquérir un très bon livre sur le vocabulaire
marin intitulé « les mots de la mer », écrit par Christophe Hardy aux éditions
Belin.
A très bientôt et bon vent.
»Posté le 03/07/2008 à 15h44 par apprendre la mer
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